Les GAP et les systèmes « maître de l’identité » utilisent le téléservice de récupération de l’INSi, soit en automatique, soit à la demande de l’agent des admissions ou de la CIV.

Le 30 octobre 2020, l’INSi a été mis en place en expérimentation au CH de Cahors et Dedalus s’est beaucoup investi, à la fois pour sa Gap Hexagone mais aussi pour son dossier patient DxCare.

Pour mieux comprendre les prochaines étapes, nous vous proposons d’en apprendre plus avec l’interview de Dominique Larsonneur.

Directeur R&D des solutions administratives chez Dedalus.

1. Qu’est-ce que l’INS pour vous, éditeur d’Hexagone ?

L’INS est un identifiant unique composé du NIR (ou NIA) de l’usager qui, accompagné des traits d’identité provenant des bases de référence nationale, garantit la qualification d’une identité. Les systèmes d’informations continuent à utiliser le NIR en tant que matricule assuré avec des objectifs de couvertures sociales. L’INS s’appuie sur des informations renvoyées par le serveur RNIPP (répertoire national d’identification des personnes physiques)

Côté Hexagone, l’INS est récupéré par le téléservice de l’assurance maladie. Un process permet ensuite de déterminer plusieurs statuts à cette identité. Une fois qualifié, l’INS est communiqué au reste du système d’information. Techniquement et fonctionnellement nous sommes prêts et opérationnels.

2. Est-ce que cela va être un projet compliqué à déployer ?

OUI et NON. C’est simple d’usage, à l’image de ce que l’on pratique depuis plusieurs années avec le CDRi. Côté métier, nos clients sont habitués à manipuler ces données d’identité. En revanche, récupérer une identité INS, c’est également la confronter à des différences possibles avec des données locales et/ou des données identité de territoire. Les règles à suivre en matière d’identitovigilance se complexifient et doivent s’adapter à l’INS. Aux services des admissions, l’ensemble des équipes accueillant les patients sont concernées, ainsi que bien évidemment, la cellule d’identitovigilance en back office.
Nos clients devront revoir et tester l’ensemble des connecteurs de leur SI. Sachant qu’un flux identité est un indispensable, la tâche pourra donc être significative. Nous serons là pour les aider également sur ce volet.

3. In fine à quoi sert l’INS ?

Raccrocher avec certitude des informations de santé sur la bonne identité du patient. À terme, tous les logiciels de l’hôpital, du GHT et même au-delà devront s’appuyer sur cet identifiant. Lorsqu’Hexagone communique l’INS à un DPI comme DxCare ou Orbis, les données médicales et tous les documents du patient lui seront rattachés. C’est une première étape réussie dans la feuille de route du numérique en santé.

4. Quels sont les enjeux pour les établissements de santé ?

Clairement, chaque éditeur doit repenser sa manière d’identifier les patients. Il y aura toujours des IPP, mais il faut conceptualiser la priorisation de l’INS sur le reste des identifiants plus techniques. Dedalus avance vite sur ce sujet car nous sommes impactés à tous les niveaux que ce soit dans la gestion des patients, en passant par les applicatifs radiologie, laboratoire, etc. Il faut imaginer tout un travail autour de l’interopérabilité des logiciels. La force d’Hexagone ? Embarquer nativement un moteur d’interopérabilité qui saura communiquer avec les logiciels tiers et selon leur état d’avancement avec l’INS. Hexagone est prêt.

Face à cette nouvelle feuille de route structurante pour la e-santé, Dedalus France a pris la décision stratégique de s’impliquer très fortement dans les phases de concertation, ainsi que sur la mise en œuvre des référentiels et services socles dans l’ensemble de ses 22 solutions, pour l’ensemble de ses clients français.

Avec la certification d’Hexagone en octobre dernier, c’est une première étape réussie qui démontre notre alignement et notre engagement à la feuille de route du numérique en santé.